Road trip USA : jour 17 San Francisco

Ce matin, ciel gris quand on sort. On a bien fait de faire le golden gate la veille, on n’aurait pas vu grand chose du pont sinon! La température a aussi un peu baissé, déjà qu’il fait péniblement plus de 15°C ici! On s’attend à ce qu’il fasse toujours chaud en Californie mais San Francisco a la réputation d’avoir un climat assez semblable toute l’année et il ne fait jamais vraiment chaud ici.

Nous déposons la voiture au dépôt d’Oakland et il n’y a… personne! Le 30 mai c’est le Memorial Day aux USA, jour férié ce que nous ne savions pas. Bref, c’est un peu la galère en pleine zone d’activité déserte de trouver un des rares bus. Je prends quand même une dernière photo du compteur, 4678 kilomètres en 14 jours, soit une moyenne de 334 kilomètres par jour pas mal!

Pire encore, le tramway d’Oackland est plutôt mal famé et on en vient à se demander si certains de nos voisins de voyage ne sont pas des drogués invétérés. San Francisco c’est d’un côté la Silicon Valley et de l’autre l’extrême pauvreté. Heureusement, un employé des Alcatraz Ferries que je repère nous aide à retrouver notre chemin jusqu’au métro du Ferry Building.

Devant le Ferry Building, je tombe sur les premiers évangélistes religieux, en fait il y en a dans tout le centre ville. Leur livre est disponible en différentes langues, j’en prendrai un en souvenir 😉

Le Ferry Building est le terminal pour les bateaux, San Francisco étant niché dans une large baie. Le bâtiment date de 1898, il est magnifique. A l’intérieur de nombreuses petits boutiques originales y sont rassemblées.

Juste en face du Ferry Building se trouve le Financial District.

Un peu à droite du bâtiment se trouve le Pier 14, uniquement accessible aux piétons. La passerelle donne sur le pont de Bay Bridge d’un côté.

Et de l’autre sur le Ferry Building, à faire!

En panorama bien plus large ce la donne cela.

Bay Bridge :

Le Pier 7 est sans doute la plus belle passerelle de San Francisco. Elle permet d’admirer le San Francisco Belle, un vieux bateau à roue transformé en lieu d’animation.

Nous remontons les quais jusqu’à Pier 34. La jetée a été aménagée en immense lieu très animé avec de nombreuses boutiques à destination des touristes.

Buba Gump est aussi le nom de l’entreprie de crevettes du film Forrest Gump!

Un célèbre attraction consiste à admirer les lions de mer qui ont colonisé les pontons. Autant le dire, ça pue! Mais les bruits et les gesticulations sont attendrissants!

Nous prenons le bateau à 14H30 pour Alcatraz. Il est indispensable de réserver à l’avance pour pouvoir se rendre sur l’ile sinon tout est complet. Au premier plan se trouvent les logements du personnel, le bâtiment des cellules est tout en haut de l’ile. J’aurais aimé que le ferry fasse le tour de l’ile mais ce ne sera pas le cas.

L’ile a été prise d’assaut dans les années 70 par un mouvement libertaire qui s’y est installé de longs mois, notamment composé de natifs américains y ayant laissé leur empreinte.

Ce qui frappe à Alcatraz, c’est la végétation luxuriante. En cette période, les fleurs sont sorties et leur couleur contraste avec le froid lugubre des installations. L’ile n’est désormais que partiellement accessible étant devenue une réserve ornithologique.

La vue donne sur la ville afin de rappeler aux détenus ce dont la détention les prive.

Le parloir.

Les cellules, toutes identiques, plus ou moins meublées sur deux étages. Surtout, impersonnelles.

L’isolement.

A mesure que l’ile se vide, l’ambiance si particulière de la prison, de la mort, de l’isolement est plus visible. Le dernier bateau est à 18H30, à 17H30 il n’y a déjà presque plus personne révélant toute l’âme du lieu.

Des extraits du réglement intérieur sont à vendre sous la forme de plaques décoratives.

Nous repassons par le quartier financier pour retourner à l’hôtel chercher le trépied pour la prochaine étape. L’avantage de remonter par le cable car vers l’embarcadère, c’est la superbe vue des grattes ciel avec en fond Bay Bridge.

Cette dernière étape est un MUST SEE de San Francisco, les painted ladies. D’anciennes maisons victoriennes dont les photographies ont fait le tour du monde. La photo avec en fond les gratte-ciels est un plaisir et une fierté de l’itinéraire. Nous prenons le bus pour y aller et en revenir. A mesure que l’heure tourne, l’amérique à deux vitesse est encore plus visible. Déjà que le nombre de « homeless » est impressionnant en Californie (20% de toute l’Amérique rien qu’en Californie). Au pays de la voiture reine, seuls les plus démunis prennent les transports en commun.

Pour bien finir la journée, un indispensable BBQ Burger avec un refill de Coca. Au restaurant, si la serveuse ou le serveur proposent un « refill » cela signifie un remplissage du verre de soda gratuitement. Ceci dit, la moitié du verre contient de la glace 😉

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